Pari mortel : Il trépasse pour avoir voulu boire 100 comprimés de Tramol
Un soudeur est décédé d'overdose pour avoir tenté de consommer 100 comprimés de Tramol contre 15 000 f CFA
12.10.08 Par Mathurin PETSOKO à Ngaoundéré
Le Tramol est un médicament reconnu comme un stupéfiant généralement utilisé selon certaines indiscrétions pour doper les chevaux. Dans la ville de Ngaoundéré, la consommation de ce médicament dangereux est le passe temps favori des moto taximen qui en consomment pour disent-ils avoir du tonus et éviter la fatigue liée à leur profession. Certains le font même au vu et au su de tous, preuve s'il en était encore besoin que la consommation de la drogue n'est plus un tabou dans la ville de Ngaoundéré. La recrudescence des accidents de moto en témoigne et voici que le Tramol vient une fois de plus de faire une énième victime.
Issa c'est son nom, la trentaine à peine sonnée, soudeur au quartier MBIBAR à Ngaoundéré. Suite à une dispute avec son ami Harouna, les deux amis décident de se lancer des défis. Issa peut très vite se bomber le torse d'être en mesure de consommer 100 comprimés de Tramol sans tituber, ce que Harouna pense aussi être en mesure de faire. Les deux amis décident alors de faire le pari et commencent d'abord par la moitié : celui qui finit le premier 50 comprimés de Tramol recevra de l'autre la somme de 5000 F CFA. Au terme de cette première épreuve, Issa sort vainqueur et empoche les 5000 francs de son ami Harouna qui, rusé qu'il paraît être, n'avait même pas encore consommé la moitié. Mécontent, ce dernier va doubler la mise. Celui qui finit encore 50 comprimés de Tramol percevra cette fois-là de l'autre une somme de 10 000 F CFA. Appâté par le gain facile, c'est encore Issa tel un glouton qui va avaler les 50 autres comprimés en un laps de temps contre 10 000 F CFA. La réaction ne se fera pas attendre puisque quelques minutes seulement après, ce champion d'un autre genre va commencer à ressentir des malaises aigus. Il sera aussitôt transporté à l'hôpital provincial de Ngaoundéré, aidé par son compagnon de misère Harouna qui ne tardera pas à prendre la clé des champs. C'est là à l'hôpital que Issa va péniblement raconter sa mésaventure aux médecins. "Je ne savais pas, je ne savais pas ", telles sont ses dernières paroles. Quelques minutes après, la situation est intenable, les médecins ne peuvent vraiment plus rien pour lui. Argent facile, quand tu nous tiens !
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