Universités camerounaises : Les étudiants ont un nouveau statut
Le statut commun énonce les principes généraux régissant les droits et obligations des étudiants des universités d'Etat.
17.09.08 Par Adrien NENGWE
Le texte signé par le ministre de l'Enseignement supérieur Jacques Fame Ndongo jeudi dernier, comportant cinq chapitres et 36 articles, définit les droits et obligations des étudiants des universités d'Etat et institutions universitaires publiques. Ici, la qualité d'étudiant est conférée par une pré-inscription, l'acquittement des droits universitaires, une inscription auprès de l'établissement concerné, ou encore la possession d'une carte d'étudiant. Cela dit, concernant les droits de l'étudiant, le statut commun précise entre autres qu'il peut adhérer à une association d'étudiants agréée par le chef de l'institution universitaire, en vue d'assurer la représentation et la défense de ses intérêts d'étudiant. A l'article 10, alinéa 3, les associations constituées par les étudiants au sein des établissements exercent leurs activités sur les campus, conformément aux règlements en vigueur.
A l'article 11, alinéa 3, l'étudiant jouit du droit d'accès à son dossier académique personnel, et peut exiger de l'administration, " la clarification, la rectification, la mise à jour, le complément ou le retrait des informations inexactes, incomplètes, équivoques, périmées, ou dont la collecte, l'utilisation, la communication ou la conservation est interdite par les lois et règlements en vigueur. " L'étudiant a droit à l'intégrité physique et morale au sein du campus. Ainsi, sont proscrits, les sévices corporels ou toute forme de violence ou d'humiliation, la distribution, la vente ou la consommation des boissons alcooliques, des drogues et toutes substances nocives à la santé ; de même que les documents contraires à la moralité publique, à la conscience nationale et à l'éthique universitaire, sans oublier le harcèlement sous toutes ses formes.
Sur le fonctionnement de l'institution, il est stipulé entre autres à l'article 21 que les étudiants participent par l'intermédiaire de leurs représentants élus et siégeant dans les organes consultatifs réglementaires à l'élaboration et à la mise en œuvre des principes de fonctionnement de l'institution. En outre, il a le droit d'être informé sur la gouvernance académique, administrative, financière et sociale de son institution.
Comme obligation, celui-ci est astreint entre autres à la discipline, à l'assiduité aux enseignements, et à la pudeur. Tout comportement contraire à l'éthique et à la déontologie universitaire, tout manquement aux textes régissant la formation ou le régime des études et des évaluations constituent une infraction disciplinaire, punie conformément aux textes en vigueur. Ainsi, suivant la gravité de la faute commise, l'étudiant peut être traduit au Conseil de discipline et écoper graduellement et suivant la faute, d'un avertissement ; d'un blâme, assorti d'une suspension partielle ou totale de toute forme d'aide ; d'une interdiction de se présenter aux examens sanctionnant l'année académique en cours ; d'une exclusion temporaire d'une à deux années académiques ; ou pis, d'une exclusion définitive des établissements des institutions universitaires nationales. Enfin, des récompenses sont prévues pour des étudiants se distinguant par leurs performances académiques.
Source : Cameroon Tribune
|
||
