Angèle Marie Sol : La pré maternelle comme dernier recours
Retraitée et mère de six enfants, elle affirme que l'âge idéal pour envoyer un enfant à l'école est de quatre ans.
12.09.08 Par Leyla Kaïgama
De 1979, année de naissance de son premier fils, à 1992, année de naissance de son dernier fils, Mme Hissoak, âgée de 58 ans, a toujours tenu à suivre l'éducation de ses enfants de très près. Avant qu'elle ne prenne ses fonctions comme contrôleur des impôts en 1982, elle s'occupait de ses enfants elle-même. Décision prise d'un commun accord avec son époux. " C'était l'idéal, et ça l'est toujours ", précise-t-elle. La pré maternelle, en 1979, elle ne s'y intéressait pas et n'en n'avait encore jamais entendu parler. "Toutes les femmes de mon entourage, sans emploi ou en fonction, se faisaient aider par un proche ", tout en veillant elles-mêmes à l'éducation de leurs enfants. Cette forte présence, maternelle surtout, elle y a tenu même lorsqu'elle a commencé à travailler en juillet 1982.
" On forme le caractère de l'enfant à l'âge 2 ans et c'est aux parents de le faire avant qu'il ne commence l'école ", explique Mme Hissoak. Selon elle, les premières bases, essentielles à l'éducation de l'enfant s'acquièrent au sein de la famille nucléaire. Une fois que les parents ont inculqué les bonnes règles de conduite à l'enfant, et que ce dernier peut être discipliné, alors il est prêt à aller à l'école. " L'âge idéal c'est quatre ans. L'école maternelle où mes trois premiers enfants sont allés était d'ailleurs très stricte sur ce principe. Si l'enfant n'avait pas atteint cet âge il était considéré comme inapte, donc ne pouvait pas suivre des cours ".Un principe qu'elle considère d'ailleurs comme une conviction. A cet effet, Elle n'aurait pas envoyé ses enfants à une pré maternelle si elle avait commencé le travail avant sa première grossesse. Ses trois derniers enfants sont allés plus tôt à l'école parce que, dit-elle, ils ont très vite appris, par conséquent, étaient prêts à s'adapter au milieu extérieur.
L'émergence de la pré maternelle dans nos sociétés aujourd'hui est peut être une solution pour les femmes occupées, mais c'est une institution que Mme Hissoak n'accepte pas totalement : " jusqu'à présent, je n'apprécie pas cette façon de faire, mais on ne peut pas être catégorique ", lance-t-elle. La pré maternelle est avantageuse dans la mesure, où la mère qui travaille, y conduit son enfant pour un meilleur suivi, si elle n'a pas d'autres solutions. Eviter la solitude, apprendre à l'enfant à vivre au milieu des autres, la méfiance des nounous sont des raisons qui peuvent être acceptées. Conduire son enfant dans cette institution pour s'en débarrasser ou parce que incapable de s'en occuper, ici, la pratique n'est pas à encourager, explique Mme Hissoak. Elle estime en effet que les enfants qui ont vite été envoyés à l'école sont assez fragiles et timides dans la plus part des cas.
|
||
