Enseignement supérieur : De nouvelles facultés de médecine dès la rentrée prochaine

Elles seront créées dans les universités de Ngaoundéré et de Dschang.
31.07.08 Par la rédaction

Une salve d'applaudissements retentit dans la salle des actes de l'Université de Yaoundé II à Soa quand le ministre de l'Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo, fait l'annonce.
"Les dispositions sont en train d'être prises pour l'ouverture effective des filières d'études biomédicales dans les universités de Dschang et de Ngaoundéré à partir de la rentrée académique 2008/2009", déclare le ministre, qui affirme par ailleurs qu'il a inauguré le 20 juin dernier un bâtiment à l'Université de Dschang à cet effet. Autre révélation, Jacques Fame Ndongo déclare que l'Ecole normale supérieure de Maroua sera fonctionnelle dès l'année académique prochaine : "Le chantier de construction de l'Ecole normale de Maroua est lancé, dans la perspective de l'ouverture de ce nouvel établissement en 2008/2009. Les programmes spécifiques sont en cours d'élaboration ", a révélé le ministre.
La quatrième édition du Forum des étudiants des universités d'Etat du Cameroun (Fetunec) a donc officiellement été lancée hier par le ministère de l'Enseignement supérieur sous le thème : " Ethique et nouvelle gouvernance universitaire". Selon l'Abbé Marcus Ndongmo de l'Université catholique d'Afrique centrale, qui a présenté l'exposé liminaire, l'université est un lieu éminemment éthique. " L'école en général et l'université en particulier, soutient-il, ne sont jamais des lieux neutres. Quand bien même on réduirait l'éducation au seul enseignement, à la simple instruction ou transmission des connaissances livresques, cet enseignement se déroule toujours sur un fond éthique (…). Comment par exemple dispenser convenablement un cours alors que règne l'indiscipline, que les élèves bavardent, sortent et entrent à leur guise ? ", s'interroge-t-il.
L'ouverture de ces nouvelles facultés de médecine va augmenter le nombre de médecins formés annuellement au Cameroun. Celle des sciences biomédicales (Fsbm) de l'Université de Yaoundé en forme 85 chaque année. Ce qui ne résout pas pour autant le déficit en la matière. En effet, au Cameroun, le ratio voudrait qu'on compte un médecin pour 10.000 habitants. Ce qui est en déphasage avec les objectifs assignés par l'Organisation mondiale de la santé (Oms) aux pays du Sud et disposer en l'an 2000, d'un médecin pour 5.000 habitants.




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