ECRANS NOIRS 2008, ça re-tourne
1,2,3,4,5…12. Et on reparle des Ecrans Noirs !

Par Jack NONGOWE

La 12ème édition du film version Afrique a été, le temps d'une semaine, sous le feu des projecteurs. De quoi faire pâlir de plaisir et d'envie. Envie notamment de manifester sa fierté d'appartenir  un continent au sujet duquel le regard kaléidoscopique depuis toujours jeté par les différentes sensibilités - et précisément non natives - pour une fois, n'est pas que " noir ". Gloire soit ainsi rendu au cinéma, plus que jamais fédérateur par excellence de notre potentiel. Et Dieu seul sait ô combien vaste il est !
       S'il est vrai que de plus en plus, la tradition filmique intègre nos mentalités,  il ne serait pas exagéré de dire que cette année encore, plus que par le passé, le précieux rendez-vous culturel était des plus attendus. Plusieurs prétextes peuvent être invoqués, mais l'on peut estimer que les spécifiés majeures observées pour cette édition justifient à suffisance cet état de choses. Ainsi, l'instauration d'un thème (Femmes, cinéma et audiovisuel) et plus encore, l'ouverture de la compétition avec à la clé différentes distinctions pour les longs métrages, les courts métrages et autres sections singularisent le festival.
       Le cinéma africain, il est vrai, estampille de ses marques singulières et de sa superbe, notre quotidien, témoin des multiples productions et de l'engouement qu'elles suscitent chez les cinéphiles. Mais, peut mieux faire dirait-on du fait de ses insuffisances. C'est ici que s'impose la mission cardinale et " re-créative " du 7ème art à l'africaine qui, doit franchir les seuils plus englobants. Certes, les divers films dévoilent chacune une originalité et une singularité, mais l'instauration de la compétition, c'est aussi pour revitaliser, redynamiser le génie créateur des réalisateurs parfois en mal de créativité. On pourrait cependant attribuer à nos cinéastes une palme, et bien méritée ! Un grand voyage ne commence t-il pas par un pas ? Un pas que franchissent déjà magistralement ces femmes qui davantage - en se désolidarisant des stéréotypes - rivalisent d'adresse et de génie avec les hommes. De façon indubitable, c'est de bonne guère que les femmes ont été au centre des préoccupations. D'où la thématique choisie : " Femmes, cinéma et audiovisuel ". Honneur fait à ces femmes dont les noms se gravent de la plus valorisante des manières dans cet univers. Qu'elles soient camerounaises, Burkinabé, Sénégalaises, fussent elles Joséphine Ndagnou ou Sadi Faye, réalisatrices ou actrices, une seule certitude nous rattrape : les femmes sont présentent dans le cinéma africain et comptent bien y rester. Normal alors qu'on ait pu évaluer la place des femmes dans la profession et la création cinématographique aujourd'hui.        
Et qui oserait dire que le cinéma ne se présente pas comme un partenaire sérieux qui apporte sa pierre à l'édifice toujours en construction de notre société ? Alors bon vent.




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