Affaire Albatros : Des hautes personnalités dans le viseur médiatique et judiciaire

Ephraim Inoni, l'actuel premier ministre, Marafa Hamidou Yaya, le ministre de l'administration territoriale et de la décentralisation, Jean Marie Atanagara, l'ancien secrétaire général de la présidence de la République, Yves Michel Fotso, l'ancien directeur général de la Camair pourraient faire les frais d'un incident d'Etat qui a failli coûter la vie au Président de la République. C'est en tout cas ce que pensent certains journaux que webcameroon a feuilleté.

01.05.08 Par Mohamadou HOUMFA

Tout commence en 2004 quand le président Paul Biya décide d'acheter un avion présidentiel pour effectuer ses déplacements. Une commission est alors mise sur pied pour mener à bien l'opération d'achat. " La commission mise en place que pilotait Marafa Hamidou Yaya comprenait entre autres le défunt général Benaé Mpecke, chef d'état major particulier du président de la République, Edgar Alain Mebe Ngo'o, directeur du cabinet civil et Cyrille Etoundi Atangana, alors directeur général de la Camair " rappelle le quotidien Le Messager qui ajoute que " Le flou artistique commence au moment où arrive Yves Michel Fotso, nommé administrateur directeur général en remplacement de Cyrille Etoundi Atangana ".  Le 6 décembre 2003, un contrat de bail d'un avion Boeing 767 est établi, si l'on s'en tient à la copie publié par La nouvelle presse. Mais, l'appareil loué à  3 milliards de Fcfa par mois selon Le jour va s'avérer défaillant. A l'occasion d'un voyage que la famille présidentielle effectue le 25 Avril 2004 de Yaoundé à Paris, " De graves ennuis mécaniques vont se signaler " écrit Le Messager qui rapporte au passage " Chantal Biya aurait passé son temps à pleurer ". Après ces " ennuis mécaniques ", Paul Biya va emprunter un autre avion pour revenir à Yaoundé. Deux jours après l'incident rappelle Le Jour, l'avion foireux sera convoyé à Yaoundé, dans l'attente de son renvoi pour les Etats-Unis d'Amérique. On n'en a plus entendu parlé depuis ce temps là.
Il semble donc le temps ait rattrapé les personnalités impliquées dans cette affaire qui, en son temps, avait été interprété comme une tentative de coup d'Etat. Le temps semble venu écrit Cameroon Tribune  pour que les principaux responsables qui ont eu à connaître de ces dossiers aient totalement livré leur part de vérité. Car, si l'affaire continue de garder son mystère, on peut oser cette conclusion de Le Jour : "Paul Biya a échappé à une escroquerie".




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