Réflexion : Les femmes à l'école des droits fondamentaux
La Friedrich Erbert Stieftung a servi de cadre à un échange entre les femmes camerounaises à propos de leurs droits. C'était Jeudi dernier, à l'occasion de la quatrième journée de la semaine de la femme.

12.05.08 Par Rachel O.  MALONGO

L'association camerounaise des femmes juristes (Aafej), la commission africaine des forêts d'Afrique Centrale (Comifac) et l'Interfaith Vision Cameroun (Ivfcam)  sont les trois organisations non gouvernementales qui constituaient le panel pour entretenir les femmes et les jeunes filles sur leurs droits fondamentaux. Divine Chungong, représentant l'Ivfcam, a été le premier intervenant. Son exposé portait sur le martyr vécu par les femmes veuves. Elle s'est inspirée du cas pratique des veuves dans le Nord-Ouest. Pendant 13 minutes, elle a dressé le tableau tragique des traitements infligés aux veuves dans cette partie du pays. Celles-ci, en plus de du préjudice morale que subissent les femmes par la perte de leurs maris, se voient imposées des rites dits de veuvage parfois inhumains retiendra t- on de son exposé. Elle a saisi l'occasion pour relever les violations des droits de la personne humaine qui sont parfois perpétrés pendant ces rites, citant entre autre, l'interdiction d'avoir un compte bancaire, une parcelle de terrain, des responsabilités dans la vie sociale…Pour conclure son propos, il a relevé les actions que mènent l'Ivfcam pour l'amélioration des conditions de vie de la veuve au Cameroun. Arlette Bwaka a réalisé le second exposé qui portait sur la protection de la femme en milieu professionnel. Des avantages juridiques qu'elle a présentés à l'assistance : droit de recrutement, droit au congé de maternité, et autres droits liés au travail de nuit. Le troisième exposé aura suscité le plus de réactions. Présenté par Madame Ndine, présidente de l'Acafej, il portait sur les femmes et le concubinage. Après avoir relevé les dangers qui existent pour une femme de vivre sans engagement formel avec un homme, elle a fait des recommandations aux uns et aux autres pour éviter les désagréments qui pourraient en résulter. Elle a ainsi préconisé la signature d'un contrat de vie commune et la certification des biens devant un notaire. Les échanges se sont achevés par la visite d'une exposition intitulée " Bric à brac de femmes " à l'école publique de Bastos. Il  s'agissait d'une exposition présentant les portraits de 50 femmes au Cameroun.




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